AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 # Je pense, donc je suis l Free

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: # Je pense, donc je suis l Free   Sam 12 Avr - 16:39

    Ce matin-là, la Forêt interdite reflétait une sérénité apaisante et surtout inhabituelle. Comme toujours, elle daignait laisser paraître de vastes zones d’ombres dans lesquelles l’on ne pouvait distinguer ce qui était réalité de ce qui était illusion, mais c’était justement tout l’intérêt de l’endroit. Une fascination presque glauque pénétrant les chairs, une envie insatiable de savoir ce qu’elle dissimulait, se sentit d’appréhension qui était autant de la peur que de l’excitation, ce puissant désir d’y faire quelques pas, de sentir, de toucher, de s’imprégner totalement d’une ambiance bien moins allègre et presque niaise que dégageait Poudlard et ses habitants. Non, en effet, je n’aurais jamais dû être là, mais le splendide soleil qui avait rayonné très tôt avait eu le sacré don de me donner la nausée. Tous mes petits « camarades » avaient eu le bon goût d’aller se promener dans ces vastes espaces de verdures écoeurantes et odorantes, tandis que moi je m’en remettais dès le matin le plus primaire à ce paysage décomposé qui faisait naître en moi un sentiment de satisfaction particulièrement malsain.

    Je sentais le besoin de me rappeler tout ce qui était noir et que j’appréciais tellement. Le matin même, en me levant, je n’avais de penser que pour tout ce qui pourrait ne pas se passer comme il avait été prévu. Les cours, les examens, les petits amours de ci de là, les amitiés, et les intimités, tout ce qui était à réduire à néant ou à laisser se conforter. Je ne voulais de mal à personne, ou presque à personne. J’étais indifférent, et je le resterais, mais ma vie devait avoir une importance cruciale, et je ferai cette importance. J’étais dans un tel état d’esprit que je me surprenais moi-même d’être aussi positif malgré le négatif. Mais c’était bien dans l’art du paradoxe que j’excellais. Être tout et son contraire, rien comme tout, tout comme rien, jusqu’à n’être que moi-même, sans le paraître aux yeux des autres. Ce n’était même pas un travail éreintant, j’avais toujours agi ainsi. Depuis six ans que je me bâtissais une vie et une personnalité, j’étais conscient que tout aboutirait enfin à quelque chose de concluant. Personne ne me connaissait vraiment, pas même October. Non, elle, elle me comprenait.

    En pensant à elle, je l’avais croisé hier soir, mais depuis plus. Où était-elle ? Evidemment, ni elle ni moins ne nous inquiétions de ce que faisait l’autre mais j’aimais parfois savoir comment elle occupait son temps. Je n’avais guère qu’elle comme amie, et il m’arrivait souvent de douter d’elle. Je n’étais pas capable de faire confiance, tout juste de parler. Parler d’elle, parler de moi, nous nous ressemblions mais il existait encore un fossé entre elle & moi, un fossé que je comprenais et que je savais nommer contrairement à elle. Je devais également parler à Olivier, mais le simple fait d’y penser me rendait particulièrement peu enclin à l’action. Je préférais donc me concentrer sur mon environnement actuel. D’un côté, la Forêt Interdite, majestueuse et énigmatique, et de l’autre côté le parc de Poudlard, clair, verdoyant, loin de tout ce que j’espérais de lui.

    L’automne était une saison qui me plaisait tout particulièrement, le temps tournant doucement au vent, les feuilles mortes s’étendaient sur une herbe asséchée et d’ores et déjà dépitée de la mauvaise saison l’attendait, une température externe refroidissant les mœurs et les esprits, un sentiment de pression, quand le tout tournait parfois rapidement à l’orage. Néanmoins, je sentais déjà que l’été allait se prolonger, encore quelques temps, et qu’il faudrait donc plusieurs semaines avant que ma saison préférée ne commence à faire les ravages qu’on exigeait d’elle. Toute cette fleuraison, tout ce soleil, j’haïssais l’été au moins autant que le printemps et il m’insupportait de n’être qu’en septembre. Ma dernière année à Poudlard était décisive, ma dernière année à Poudlard signerait un nouveau tournant, important, essentiel, cette dernière année serait la finalité des six dernières et l’avènement pour les décennies qui me restaient encore à savourer dans un proche ou un lointain avenir. Je le savais, j’en étais certain désormais, jamais le temps ne serait plus important pour moi que cette année.

Revenir en haut Aller en bas
 
# Je pense, donc je suis l Free
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Tome 3 : Je suis l'enfer; Episode 4 : Un confortable mensonge (Gabriel)
» Je ne suis plus fier d'etre Haitien!
» Suis-je c'que les gens pensent que je suis ? Ou bien suis-je c'que je suis, quoi qu'les gens pensent : tu me suis ? | Nuage de Lierre
» Noob, je suis un noooob!
» Enfin.... : Passage en Free to Play « imminent » en Europe

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Remembrall :: • ENJOY FLOOD :: • THE END... :: Topics Terminés-
Sauter vers: